Agosto 11, 2022

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Il microcosmo italiano e il resto del mondo (3/5)

Quitter la place Saint-Pierre per la Via della Conciliazione, c’est pénétrer officiellement en territoire italien. Enfin Presque. Car, à quelques eccezioni près, tous les palais qui bordent la grande avenue percée en 1936 sur ordre de Mussolini sont la propriété du Vatican. Il est fréquent, d’ailleurs, de croiser des concierges en veste bleue et aux revers brodés des armoiries du pape – deux clés d’or et d’argent – ​​fumant une cigarette pendant leur pause, devant ces imponenti bâtisses de style néo -Rinascimento.

Au n° 34, à mi-chemin tra il Tevere e la basilica, le «palais des Convertis» est célèbre pour avoir été reconstruit sur les ruines de la dernière demeure du peintre Raphaël. Derrière cette facciata rose, le dicastère des Églises orientales veille sur les relations complexes entre Rome et les catholiques syriaques, bizantini, maronites ou coptes. Mais c’est ici aussi que, depuis quelques années, une petite équipe travaille à une mission non moins delicate : le secrétariat général du Synode.

L’Avenir de l’Église cattolica

« Synodalité », un mot-clé du pontificat de François, qui designe l’une des réformes les plus importantes à ses yeux. Bien plus qu’une réforme, du reste, un changement de perspective, voire une revolution au premier sens du terme : il s’agit de bousculer la structure pyramidale de l’Église catholique, pour en faire un lieu où fidèles et responsables dialognt, apprennent à se connaître, et où la hiérarchie s’inspire de la base avant de prendre ses décisions.

Une étape concrète et spettacolarie a été franchie à l’automne 2021, avec l’organisation d’une consulting de tous les catholiques à travers le monde. Quelles sont leurs attentes? Quelle est leur percezione de l’Église? C’est ici que cette opération hors norme a été orchestrate. En un sens, c’est donc dans ces couloirs du deuxième et dernier étage du Palazzo dei Convertendi que se joue en partie l’avenir de l’Église catholique.

Une « désitalianisation » assumée

Le caractère titanesque du chantier contraste avec la taille restreinte de l’équipe qui en a la charge, qui compte moins d’une dozaine de personnes. L’autre specificité tient à sa composizione : plus de la moitie des membres du secretariat général du Synode sont des « étrangers ». Comprendre : des non-Italiens. Cominciamo dai tre superiori: il cardinale maltese Mario Grech, lo spagnolo Luis Marin de San Martin e il francese. Nathalie Bequart.

Il n’y a pas de hasard. Le pape a confié la grande réforme de son pontificat à des personnalités qui symbolisent une Église ouverte sur le monde, telle que Francesco la concoit. Et à Rome, cette ouverture passe par une « désitalianisation » assunto. Les trois supérieurs travailen avec un chargé de communication franco-italo-suisse, une religieuse américaine polyglotte, un prêtre français, une stagiaire venue de Harvard pour quelques mois…

Paolo VI, « le dernier vrai riformateur »

À vrai dire, ce mouvement d’internationalisation n’a pas commeinée avec l’élection de François. Jean-Paul II ha iniziato il movimento. Les supérieurs, qui dirigent les dicastères, sont de nationalités bien plus diversi qu’autrefois. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt, même s’il est impossibile de connaître precisamente la proporzione d’« étrangers » parmi les 3 000 personnes qui travailment à la Curie romaine. Car les fonctions intermédiaires – capi di ufficio, assistenti – mais aussi celles de juge ou d’administrateur restent très majoritairement occupées par des Italiens…

Dans les échanges – qui se font pour la plupart en italien, langue officielle de la Curie –, il n’est pas rare d’entendre des voix nostalgiciques de la period Paolo VI. Le Pape Montini « connaissait la culture et il a fait les vraies réformes », è un prelato italiano. Une critique en creux, bien sûr, du pape François, que Certains perçoivent ici comme étranger à double titre : non seulement il est argentin, mais il n’a jamais travaillé dans l’administration pontificale, contrairement à son prédécesseur, Benoît XVI, qui y avait passé de longues années. Circostanza aggravante, aux yeux des nostalgiques : quand il était encore archevêque de Buenos Aires, Mons. Bergoglio se plaisait à underreiner qu’il prefereit passer le moins de temps possible a Roma.

Une culture du travail très particulière

Al Vaticano, « gli italiani » sont l’un des sujets de discussioni corants entre membres « étrangers » de la Machine. Pour beaucoup, ils sont le symbole d’une culture curiale dépassée, ostile à toute réforme. En réalité, bien plus que la nationality, c’est la culture du travail très particulière qui surprend et dérange les nouveaux arrivants. Le rapport au temps, par esempio: « N’allez pas demander un rendez-vous plus d’une semaine à l’avance, cela n’existe pas, s’étonne un non italiano. Si votre interlocuteur n’est pas disponible dans les jours qui viennent, rappelez le lundi d’après. » Le rapport aux règles, aussi : « Il ya un mélange de grand formalisme et de culture orale. D’un côté, hors de question de faire quelque ha scelto si l’on n’y est pas autorisé. De l’autre, su peut toujours s’arranger. »

Et puis, il ya cette autre réalité d’autant plus déconcertante pour les nouveaux venus qu’elle structure les réseaux de relations et les solidarités informalles : ce que beaucoup à la Curie appellent le «provinciale». I membri della Curie originaires de Sardaigne se connaissant tous. Il en va de même pour les Napolitains, les Piémontais. L’identification aux différences régions qui composent la péninsule est très forte en Italie. Elle se retrouve naturellement à la Curie.

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« Je n’ai pas envie d’envoyer un prêtre à Rome en ce moment »

Dans ce microcosme, la quasi-totalité du recrutement relève du bouche-à-oreille. La majorité italienne recluta gli italiani. Il fenomeno è accentuato da ragioni pratiche. « Il est bien plus difficile de faire venir quelqu’un de l’autre bout du monde », décrypte un responsabile de la Curie, d’autant, poursuit-il, que « lorsque vous recrutez un Italien, il est beaucoup plus facile de le renvoyer chez lui s’il ne fait pas l’affaire.Avec un étranger, c’est quasi impossibile. Sans parler des laïcs, que l’on fait emménager à Rome avec leurs familles… »

Et puis, la résistance vient aussi des non-italians. « Honnêtement, je n’ai pas envie d’envoyer un prêtre à Rome en ce moment, confie un évêque français. Dans mon diocèse, les effectifs sont réduits, j’ai besoin de tout le monde. » Par le passé, Rome a pu servir de soupape, quand il s’agitait d’éloiner des prêtres qui traversaient des difficoltà personales. « Longtemps, on a sendeau les pires, ceux dont on ne savait pas quoi faire, Admet un autre responsabile francese. Même si l’on se rend compte que la Curie est une machine importante, in particolare pour donner une bonne image de l’Église de France, on a quand même besoin des meilleurs chez nous. »

Gli effetti della nuova costituzione

La surreprésentation des Italiens pourrait bien avoir trouvé un début de solution avec la limiting de la durée des missions. Le principe est inscrit noir sur blanc dans la Nuova costituzione della Curie, Predicare evangelium (« Prêchez l’Évangile »). Attendu pendant neuf ans, le document qui fixe l’organisation de l’administration papale est entré en vigueur début juin. Il prévoite que, au-delà d’un mandat de cinq ans rénovélé une fois, les prêtres, religieux et religieuses regagnent leur région d’origine. Alcuni sperano che questa riforma parachèvera l’internazionalizzazione del Vaticano.

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« Si c’est vraiment appliqué, cela permettare peut-être d’envoyer des prêtres à Rome pour une durée relativamente shorte, tout en ayant l’assurance de les recuperar après », analizzare un évêque, qui inseguimento : « Dans ce cas, on pourrait tout à fait immaginar d’integrate un passaggio à la Curie dans la carriera normale d’un prêtre. » Dans un dicastère, un prélat italien commente : « Il faut voir ce que cela donnera. Cinq ans, c’est corte. Pour travailler ici, il faut de l’expérience. Et, surtout, bien maîtrister la langue. » La lingua italiana.

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Il segretariato generale del sinodo

Creato nel 1965 dal Motu Proprio de Paolo VI Apostolica sollecito, le Synode des évêques est uno strumento qui permet au paper de consulter les évêques. Lors du concile Vaticano II, Paolo VI avait aprécis la collégialité née des discussioni avec les évêques. Il a donc voulu prolonger l’expérience en se donnant les moyens de réunir, tous les trois ans, les évêques du monde entier. Le Synode est donc une assemble consultive, la seconde après le Collège des cardinalaux (o Sacré Collège), esistente depuis le XIIe siècle. Mais en réalité, Paolo VI rappresenta là une vieille tradition de l’Église, toujours presente dans les Églises orientales. Le pape François ha progressivamente ampliato il perimetro di questo organismo, facendone uno strumento di consultazione per tutti i cattolici. Récemment, le «secrétariat général du Synode des évêques» est ainsi devenu le «secrétariat général du Synode».